Dépendances: Tabac, Alcool, Drogue, Jeux, autres

Quand on parle de dépendance, que ce soit à l’alcool, au tabac, aux drogues, ou autres, il faut considérer deux aspects: l’aspect physique et l’aspect psychologique.

La dépendance physique vient du fait que le corps s’est habitué à la substance addictive et sa réaction est parfois très violente et douloureuse en son absence. Il est possible de se débarrasser de cette dépendance physique par un sevrage progressif. Pour les cas sévères, il vaut mieux le faire dans un environnement adapté et de préférence sous contrôle médical. Pour les cas légers (tabac, alcool, drogues douces) il est possible de réaliser ce sevrage soi-même dans son environnement habituel.

Une fois cette dépendance physique disparue, le corps s’étant à nouveau habitué à fonctionner sans la substance addictive, il reste la dépendance psychologique et c’est de cela qu’il s’agit ici.

La dépendance psychologique vient du fait que la personne a pris l’habitude de fonctionner mentalement dans un état différent de l’état normal car cet état normal est pire voire même insupportable, peut-être dû à des émotions trop intenses, comme la peur ou la culpabilité ou même encore des pensées négatives obsédantes, ou un état dépressif. Cela peut également être dû au plaisir que produit la substance.

Accompagnement thérapeutique:

La dépendance psychologique est liée à des besoins que la prise de la substance addictive permet de satisfaire. Tant que ces besoins restent, la personne est tentée de reprendre de la substance addictive. La pression intérieure provoquée par ces besoins non satisfaits peut être très forte et durer indéfiniment. Ceci explique que des personnes peuvent replonger dans leur addiction des mois, voire des années, après un sevrage réussi.

Ces besoins sont généralement inconscients, mais pas toujours. Il peut s’agir d’un besoin de compensation face à un état dépressif, un sentiment de manquer de quelque chose, une culpabilité, etc. On a toujours à la base un processus inconscient actif qui produit une émotion négative et un état intérieur négatif.

La prise de la substance addictive permet soit d’arrêter, temporairement, la source de l’émotion négative, soit de provoquer une émotion positive, temporaire elle aussi, qui va cacher l’émotion négative. Dans un cas comme dans l’autre, cet effet est limité dans le temps, et dès qu’il cesse, l’émotion négative revient et la personne se retrouve dans l’état précédent, il ne lui reste plus qu’à recommencer.

On peut envisager trois stratégies de base pour supprimer la dépendance psychologique, stratégies qui découlent naturellement du modèle décrit au paragraphe précédent:

  • supprimer les besoins à leur source,
  • trouver d’autres manières de satisfaire ces besoins,
  • diminuer les besoins jusqu’à ce qu’ils soient à un niveau supportable et trouver d’autres moyens de les satisfaire.

Ces stratégies ont leur intérêt et leur efficacité, le choix de l’une ou de l’autre va dépendre de la personnalité du patient, de son histoire, de son modèle du monde, etc.

La suppression des besoins se fait par un travail d’exploration sous hypnose pour comprendre le mécanisme de production de l’émotion négative, suivi par un travail sur les mécanismes mis à jour destiné à provoquer l’arrêt de ces processus actifs. Différentes techniques sont mises à l’oeuvre pour provoquer cet arrêt.

Parfois, on n’arrive pas à arrêter complètement les processus inconscients en cause, dans ce cas on essaye de diminuer l’intensité de l’émotion produite par un travail de recadrage.

La recherche de nouvelles manières de satisfaire les besoins, sources du mal-être, se fait également sous hypnose, car cela concerne des processus inconscients qui ne sont facilement accessibles que dans cet état.

Exemples de cas

Tabac

Jérôme C. a 38 ans lorsqu’il vient consulter pour un arrêt de tabac, il fume depuis son adolescence. Il a maintenant 2 enfants, marié. Il a un travail qui lui plait. Quelques années plus tôt, il s’était arrêté de fumer, mais il a repris au bout d’un an, lors de son changement professionnel.

Il ne sait pas pourquoi il fume, mais en même temps il ne peut pas s’en empêcher. Par moment, il lui prend l’envie de fumer plus que de raison en très peu de temps.

Le travail sous hypnose a permis de mettre à jour des souvenirs d’enfance à l’origine d’un manque de confiance en lui ainsi que des émotions refoulées d’incompétence, en effet le besoin de fumer était plus présent dans son travail lorsque son supérieur lui demandait de traiter de nouveaux dossiers ou d’établir de nouveaux contacts.

Le travail sur ces souvenirs a permis l’arrêt du processus qui générait l’état négatif et donc a permis d’arrêter le besoin de fumer, qui était une façon à la fois d’oublier et de compenser.

Les souvenirs sur lesquels a porté le travail étaient parfaitement connus consciemment. Ce qui n’était pas conscient, c’était le processus qui à partir de ces souvenirs provoquait l’état négatif.

Durée de la thérapie : 5 séances.

L’arrêt du tabac a été progressif, et 2 mois après le début de la thérapie (3 séances), Jérôme C. avait complètement arrêté de fumer.

 


Les consultations pour un Arrêt de Tabac durent entre 1h et 1 h15, votre objectif étant précis ces séances vous accompagnent vers la réalisation de votre objectif par étapes si besoin (ralentissement progressif, arrêt,…)

Votre objectif est précis et votre motivation doit l’être aussi, car bien entendu je ne suis en rien magicienne…

Les tarifs sont identiques aux autres consultations d’hypnose, 90 € la première séance et 70 € les suivantes.


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Merci de venir en consultation avec les documents remplis que vous trouverez ici